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Entretien avec Bernard ALFANDARI, Président de RESISTEX, mécène de la chaire universitaire « Smart city : Philosophie et Ethique »

« Fournir au plus grand nombre un éclairage de qualité énergétiquement efficace », la raison d’être de RESISTEX, inscrite dans les statuts de la société familiale azuréenne créée en 1937, dit d’emblée à quel point l’engagement social, sociétal et environnemental fait sens pour son Président et l’ensemble de ses salariés. Ancrée sur son territoire, tournée vers l’avenir, RESISTEX travaille son attractivité et investit pour la pérennité de sa rentabilité.

Vous venez d’être nommé Ambassadeur Régional du Global Compact des Nations Unies pour les Alpes-Maritimes. Quels sont les fondamentaux de votre engagement ?

La démarche est née des valeurs humanistes et éthiques qui m’animent et que je tenais à inscrire au sein même du fonctionnement de RESISTEX. Quand on me demande aujourd’hui quelle est ma fonction, je réponds que je suis un créateur de richesses immatérielles, c’est à dire un industriel qui transforme des valeurs en valeur. Notre engagement RSE traduit une conviction forte : l’humain doit être au cœur de notre démarche. La satisfaction de mes collaborateurs est mon objectif prioritaire et c’est grâce à cela que nous obtenons des résultats.  J’aime à répéter que c’est en ne recherchant pas le profit avant tout qu’on l’obtient. Nos résultats économiques le prouvent. Nous venons d’obtenir de la Banque de France la cotation 3++, la note maximale. L’attractivité de notre entreprise est intimement liée à l’attractivité du territoire. L’image, la richesse de notre territoire a un impact sur notre activité et notre bonne santé économique participe à donner une image positive de celui-ci. RESISTEX est un acteur du développement responsable de la société et c’est pour cela que je suis  actif. Je partage régulièrement avec d’autres PME régionales afin de promouvoir cette vision de l’entreprise pérenne et durable, généreuse et rentable. C’est là que ma fonction d’Ambassadeur prend tout son sens : je témoigne de mon expérience pour encourager d’autres PME à agir sur le plan sociétal. RESISTEX ambitionne de devenir une entreprise à mission telle que la définit le projet de  loi PACTE : une entreprise soucieuse de l’environnement qui met en œuvre la RSE, aligne ses opérations à l’intérêt général,  inscrit sa raison d’être dans ses statuts et atteste de sa démarche. Nous ne tirerons aucun avantage financier de ce titre mais nous saurons le faire savoir pour revaloriser l’entreprise et le travail.

Résistex fait partie des six entreprises qui, en partenariat avec l’Université Côte d’Azur, soutiennent la chaire universitaire « Smart city : Philosophie et Ethique ». Cet investissement fait-il partie de la mission dont vous parlez ?

Oui, notre soutien à la création de la chaire « Smart city : Philosophie & Ethique » contribue à cette mission d’intérêt général à laquelle je tiens. Aujourd’hui, l’évolution de la société est rapide et nous devons la comprendre. La Chaire m’aide à réfléchir, anticiper le monde de demain, à penser ma stratégie d’entreprise sur le long terme. Quelle sera la place de l’Humain au sein de RESISTEX quand l’intelligence artificielle, la révolution numérique bouleverseront nos modes de production et de décision ? Nous devons préparer cette évolution dès maintenant. Par ailleurs, la chaire Smart City correspond à un objectif de fond pour nous. Elle entre en cohérence avec RESISTEX, avec notre activité, nos valeurs. Nous sommes des humanistes qui pensons notre métier dans la dynamique de l’innovation technologique. Nous sommes engagés dans le développement durable, la lutte contre le réchauffement climatique, la diminution des consommations énergétiques grâce à l’innovation, le bien-être généré par la prise en compte du cycle circadien, le recyclage des matériaux utilisés, autant de préoccupations qui nous placent dans la réflexion propre aux smart cities.

Le mécénat participe-t-il à l’attractivité de RESISTEX ? 

Le complet désintéressement n’existe pas. Je ne donne pas sans avoir pensé une stratégie au préalable, je crée un rapport gagnant/gagnant. L’enseignement de la chaire est ouvert aux salariés de Résistex. Elle leur offre ainsi un champ intellectuel et culturel auquel ils n’auraient pas eu accès sans ce mécénat. Laurence Vanin, docteur en philosophie titulaire de la chaire, a participé à la dernière journée incentive de l’entreprise. Les cours qu’elle a dispensés, avec l’énergie et la passion qui la caractérisent, ont beaucoup apporté à la réflexion de nos collaborateurs, à leur richesse, et donc à celle de RESISTEX. Nous donnons plus que les plafonds de défiscalisation, c’est une volonté de plus de dix ans. Le fait que la performance est au rendez-vous prouve que ce type de démarche rapporte. Nous communiquons autour de nos mécénats, que ce soit pour l’opéra de Nice ou la chaire, et notre investissement affiché dans nos publications dit aussi ce que nous sommes. Nos clients, nos fournisseurs, mais aussi nos futurs employés, comprennent nos valeurs et sont séduits par cette éthique que nous affichons, la dynamique que nous déployons sur notre territoire. L’engagement est un investissement, une richesse immatérielle que l’entreprise doit savoir cultiver et valoriser. J’entends à ce titre intensifier notre collaboration avec la Fondation dans les années à venir.

 

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