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Méditerranée : Relevons ensemble le défi de la croissance bleue

Une économie maritime durable, un enjeu mondial, la richesse de notre territoire

L’économie maritime mondiale devrait doubler d’ici 2030 et l’ensemble de ses acteurs devra œuvrer pour que cette croissance bleue soit une croissance durable, soucieuse de la préservation de la ressource. 80 % des biens transportés, 3 milliards de personnes dans le monde dépendent des zones marines et côtières. 30 % du CO2 et 93 % de l’excès de chaleur générés par les activités humaines sont absorbés par les océans. La Méditerranée représente seulement 1% de la surface océanique mondiale mais elle est à l’origine de 20% de la production marine du monde. La mer et le littoral sont des espaces stratégiques pour l’aménagement et le développement de notre territoire. Notre économie maritime régionale repose sur des secteurs phares et historiques (naval, nautisme, tourisme) et sur des filières d’avenir comme la gestion de l’environnement marin, les biotechnologies, les activités marines et sous-marines…

Un développement économique fondé sur les ressources issues des écosystèmes marins et côtiers suppose la mobilisation de la recherche et de la science, de l’innovation, y compris en matière de financement. Les potentiels sont considérables, et cela d’autant plus qu’à ce jour, on estime qu’environ 90 % des fonds et des espèces marins restent à découvrir. L’économie bleue de notre territoire regroupe un grand nombre de secteurs interconnectés qui peuvent nouer des partenariats et construire des programmes à l’échelle régionale. Les Alpes-Maritimes disposent de ressources d’ingénierie et d’expertise importantes dans ce secteur : la protection de l’environnement, l’océanographie, la formation, la construction d’infrastructures, le numérique, l’expertise de sécurité et de sûreté et l’expertise spatiale.

Les organismes publics et privés de recherche scientifique et océanographique sont essentiels aux secteurs qui dépendent de la connaissance du milieu marin. La recherche marine est, par nature, pluridisciplinaire et les découvertes faites dans un domaine peuvent avoir des applications dans d’autres champs. L’expertise marine de Université Côte d’Azur s’appuie sur un large spectre multidisciplinaire au sein de ses laboratoires : physiologie (IRCAN), écologie (ECOSEAS), biotechnologie (ICN), droit lié à la protection et l’utilisation des ressources marines (IDPD). Par ailleurs, notre Enseignement Supérieur prépare les professionnels hautement qualifiés et compétents nécessaires au développement d’une filière maritime innovante. De nouvelles carrières émergent au sein de l’économie bleue, directement liés à la sécurisation des espaces, à la protection des espèces, au développement durable, à la recherche et développement pour trouver de nouvelles énergies propres et responsables.  Ainsi le Master Msc MARRES (Science, Conservation & Valorization of Marine Resources) ouvre l’employabilité des étudiants scientifiques dans le domaine de la conservation et de la valorisation des ressources marines.

L’application des techniques et des connaissances de la biologie permet de produire des biens et des services à partir de ressources marines, dans le cosmétique, dans l’industrie agroalimentaire au sens large, dans le secteur de l’énergie dans le domaine de la santé ou encore l’aquaculture. Les biotechnologies marines sont considérées aujourd’hui comme un domaine en émergence avec un potentiel très prometteur pour l’innovation et la croissance économique : le marché s’élève à 2,8 milliards d’euros, avec une croissance annuelle de 10 à 12 %. Des start-up régionales émergent d’ores et déjà dans ce secteur : la start-up niçoise INALVE exploite des procédés biotechnologiques qui répondent à la demande des marchés de l’alimentation animale et de l’aquaculture.

Le rôle de la Fondation est de fédérer une nouvelle démarche collective de réflexion et de mutualisation du savoir-faire de l’ensemble des acteurs de notre territoire : institutionnels, industriels et universitaires. La fondation soutient ainsi le projet RÉCIFS 3D/HYPER 3D, un programme d’étude et de suivi à long terme des six récifs artificiels imprimés en 3D immergés, en novembre 2017, dans l’aire marine protégée du Larvotto à Monaco. L’objectif de ces récifs artificiels 3D est de faciliter la restauration des écosystèmes en créant des habitats adaptés pour les poissons, les algues, les macro-invertébrés, toute la vie d’un écosystème sain et fonctionnel à même de soutenir l’activité des pêcheries artisanales, la restauration et la protection des habitats naturels. Elle soutient également, dans un autre domaine, le projet pionnier ANTIAGE qui, en s’inspirant de la puissante capacité régénérative et l’extrême longévité de certains invertébrés marins, vise à identifier et caractériser des composés bio-actifs anti-vieillissement particulièrement intéressants pour notre santé.

Le défi de la Fondation est de financer les projets de développement des technologies maritimes les plus innovantes. Pour que notre territoire bénéficie de la croissance dynamique que connaît ce secteur au niveau mondial, pour qu’il soit identifié comme précurseur, mobilisons-nous autour de la Méditerranée.

Photographie : (c) Shutterstock

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