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Quatre portraits de lauréats et lauréates de la bourse d’excellence académique Égalité des Chances

38 lauréats et lauréates de l’excellence académique Égalité des Chances reçoivent cette année une bourse de 1000 euros remise par la Fondation UCA.

Les bourses d’excellence académique Égalité des Chances soutiennent les étudiants et étudiantes méritants qui rencontrent des difficultés médicales, sociales ou financières. Elles leur donnent une opportunité supplémentaire de se réaliser pleinement dans leurs parcours académiques en les aidants à financer leur cursus dans les meilleures conditions. La Fondation UCA encourage ainsi les étudiants et étudiantes dont les résultats traduisent la persévérance et l’investissement. Cette année, le District 103 Côte d’Azur Corse et le Lions Club Nice Méridia Eco Vallée Victoire ont souhaité financer trois bourses supplémentaires.

Mehmed Kumbaric, troisième année à l’IFMK – Institut de formation en masso-kinésithérapie

« Enrichissons-nous de nos différences », Mehmed aime à citer cette belle phrase de Paul Valéry, devise du Centre International de Valbonne au sein duquel il a fait ses études secondaires, sans doute parce qu’elle entre en résonance avec le parcours singulier de sa famille qui a dû fuir la guerre de Sarajevo en 1998. Bien que ce jeune polyglotte grand amateur de littérature ait plutôt un profil littéraire, il a choisi de suivre une formation médicale parce qu’il aime être en relation avec les autres, le contact avec les patients et la collaboration pluridisciplinaire au sein des hôpitaux. Après son Master en expertise de qualité et gestion des risques en santé, il compte poursuivre son cursus en médecine.

« Je suis très fier que la Fondation ait reconnu mon parcours particulier. L’ambition de réussir est pour moi quelque chose qui se travaille au fil des ans parce que nos échecs nous apprennent beaucoup. Je travaille pour ma mère que j’ai perdue il y a cinq ans. Elle me donne la force et le désir d’être au top du top. La bourse me permet de me consacrer pleinement à mes études. Elle me motive encore plus. Des gens croient en moi et je ne les décevrai pas. »

Hawa Cisse, Master II de traduction et rédaction d’entreprise

Née aux États-Unis, d’origines sénégalaise et italienne, Hawa manie les langues avec aisance. Son stage de fin d’année en entreprise lui a permis de découvrir les missions d’un chef de projet junior, une fonction qui l’a beaucoup intéressée. Hawa envisage de s’installer à son compte dès la rentrée afin de développer sa clientèle personnelle à laquelle elle proposera un service de traduction anglais et allemand vers le français, sa langue maternelle.

« Je ne m’attendais pas être lauréate. Je me suis sentie très fière. Les 1000 euros de la bourse vont me permettre d’acheter un logiciel de traduction  professionnelle et d’installer un espace de travail dédié à mon entreprise dans mon nouveau logement. »

Boris Volotaire, Licence 3 d’économie et de gestion

Indépendant depuis l’âge de dix-sept ans, Boris finance ses études et son autonomie depuis le lycée en accumulant les jobs étudiants. Serveur, puis vendeur dans une grande enseigne, il a l’habitude de jongler avec un emploi du temps très chargé : 25 heures hebdomadaires de travail salarié, les cours à l’université ou en distanciel et des week-end consacrés à ses études jusqu’à deux heures du matin. Si ses contraintes salariales ne lui ont pas permis de réussir la classe préparatoire de Polytech, elles l’ont en revanche armé pour le Master Finances qu’il s’apprête à suivre en alternance.

« C’est la première fois que l’on reconnaît mes efforts, la première fois que je me dis que quelqu’un a vu tout ce que j’investis dans mes études. Oui vraiment, la bourse c’est la reconnaissance de mes efforts. Avec les 1000 euros, je vais changer mon ordinateur portable, renouveler tout mon matériel informatique qui est arrivé à bout de souffle, ce que je n’aurais pas pu faire avec mon seul salaire. »

Rubeena Parvez, Master I Relations internationales

Italo-Indienne, grande amoureuse de la France, son pays de cœur, Rubeena respire la joie de vivre et l’énergie positive. Après sa Licence 3 Langues Etrangères Appliquées (anglais, russe, arabe), elle a pu étudier un semestre à Moscou, une expérience très enrichissante financée en partie par une bourse. Bien qu’elle ait appris au cours de son Master I qu’elle devait désormais apprendre à vivre avec la sclérose en plaques, Rubeena a continué à s’investir pleinement dans ses études sans aucunement renoncer à son ambition : travailler dans la diplomatie.

« Quand j’ai su que j’étais lauréate, j’ai pleuré. Je n’ai rien lâché malgré la fatigue, ma maladie déjà à un stade avancé. J’ai beaucoup pleuré parce que c’était une reconnaissance après cette année difficile, parce que j’ai beaucoup de chance de pouvoir étudier ici en France, de pouvoir changer le monde un jour peut-être. C’était magnifique. Je dois rester positive tous les jours, apprendre à étudier avec ma nouvelle amie la sclérose. Les 1000 euros vont m’aider à rester indépendante tout l’été et à créer une association d’entraide pour les femmes, de défense de leurs droits. »

Ensemble, soutenons les étudiants de Université Côte d’Azur. Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66% du montant versé dans la limite de 20% du revenu imposable. Un don de 50€ ouvre par exemple droit à une réduction d’impôt de 33€, un don de 100€ à une réduction de 66€…

Photographies : (c) DR

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